La courtière immobilière Michelle Kam met en lumière le besoin croissant d'une meilleure éducation et d'un meilleur soutien aux consommateurs alors que le Canada poursuit sa transition significative vers une vie urbaine dense. Avec les condominiums, les lofts et les maisons en rangée qui dominent les nouvelles constructions dans les grandes villes, Kam exhorte les acheteurs, les vendeurs et les décideurs politiques à mieux comprendre comment ces changements affectent la stabilité et l'accessibilité du logement à long terme.
Kam, qui a travaillé dans la revente de luxe, le logement urbain, la préconstruction et la direction de courtage, affirme que le mode de vie des Canadiens a évolué plus rapidement que la compréhension publique du marché. « Les gens veulent vivre là où ils travaillent et socialisent », a-t-elle déclaré dans une récente interview. « Mais cette demande s'accompagne de pressions. Les acheteurs ont besoin de conseils plus clairs, et les villes ont besoin d'une planification plus intelligente pour suivre le rythme. »
Plus de 70 % des nouvelles maisons construites à Toronto sont des condominiums selon les données municipales, tandis que le logement à haute densité a augmenté de plus de 30 % au Canada au cours de la dernière décennie. Kam estime que cette évolution représente une réalité sociale et économique qui nécessite plus de transparence et d'éducation. « Le logement ne se résume plus seulement à l'espace – il s'agit de mode de vie, de communauté et d'accès », a-t-elle expliqué, notant que les clients accordent une priorité croissante aux commodités des bâtiments plutôt qu'aux caractéristiques traditionnelles.
De nombreux acheteurs se sentent mal préparés lorsqu'ils entrent sur le marché des condominiums ou de la préconstruction, a observé Kam. « Personne ne devrait avoir honte de ne pas comprendre les frais de condominium ou les plans d'étage. Nous devons normaliser l'éducation pour tous les niveaux d'acheteurs », a-t-elle souligné. Son plaidoyer se concentre sur des connaissances pratiques et accessibles en matière de logement plutôt que sur l'emballement du marché, inspiré par son expérience d'aide aux acheteurs pour visualiser des maisons qui ne sont pas encore construites.
L'urgence découle de plusieurs facteurs convergents. Les zones urbaines comme Toronto devraient accueillir plus de 500 000 résidents supplémentaires d'ici 2030, augmentant la demande de logements denses. Parallèlement, les frais de condominium dans les grandes villes canadiennes ont augmenté de plus de 10 % au cours des deux dernières années, soulevant des inquiétudes quant à l'accessibilité, tandis que les retards dans la préconstruction affectent des milliers d'acheteurs chaque année. « Les gens n'ont pas seulement besoin d'annonces – ils ont besoin de clarté », a insisté Kam. « Le marché évolue trop vite pour que les acheteurs puissent se fier à des suppositions. »
Kam encourage les Canadiens à apprendre les bases concernant les frais de condominium et les règlements des bâtiments, à visiter les quartiers à différents moments de la journée, à poser des questions tôt sur les délais de préconstruction, à se concentrer sur l'adéquation au mode de vie plutôt que sur la simple superficie, et à se tenir informés des projets de développement. Sa carrière, qui s'étend des maisons de luxe à la direction de courtage, lui offre une perspective sur les tendances du logement et les besoins des consommateurs. « Vous n'avez pas besoin d'être un expert », a-t-elle conclu. « Vous devez simplement être curieux et proactif. Le logement façonne nos vies. Plus nous le comprenons, meilleurs sont les choix que nous pouvons faire. »


